Bruno Dos Santos

Fort de mon premier voyage à vélo, ralliant la FRANCE au PORTUGAL, avec le projet « Un Vélo dans la tête », effectué en 2006 et promu à travers de multiples bourses et subventions publiques et privées, je reviens cette fois, accompagné de Ludivine, avec un second opus des plus ambitieux... Un tour du monde à vélo « en-quête » de mes racines, alliant celui-ci à un moyen de déplacement des plus durables : le vélo.

Après avoir travaillé à la mise en place du dispositif CLAP (Comité Local d’Aides aux Projets), pour la Mairie de Nanterre, je me suis professionnalisé dans le domaine du cycle, en obtenant le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Technicien/Vendeur cycle. Avec toujours en perspective mon projet, je lie mon parcours d’animateur social à celui-ci, en développant mes compétences pour l’association « Véloservices ». Association d’insertion professionnelle par le biais de l’activité vélo, dont j'ai eu en charge la création et le développement du pôle Animation autour des circulations douces et comprenant de multiples partenariats avec des établissements publics et privés.

Si je parle au passé, c’est qu’aujourd’hui, je me consacre entièrement à la réalisation de ce qui fut un rêve d’enfant autrefois. Cette prise de conscience et ces interrogations, mélangées à mon désir de voyage, m'ont mené à élaborer ce projet et ces deux axes principaux : à travers un voyage de trois ans, il est question d'aller à la recherche, mettre en lumière et/ou retracer le fil historique du Portugal dans le monde. Rattrapé par mes racines, c'est à vélo que je souhaite le faire : mes ancêtres étaient baroudeurs, explorateurs, voyageurs ; c'est avec cette même énergie que je compte voyager à mon tour...

Il est aussi question de sensibiliser au déplacement durable. Je pense que le vélo peut devenir un moyen de transport alternatif crédible et même un acteur principal et majeur. En allant plus loin : promouvoir les valeurs, les bienfaits de ceux-ci mais aussi leur intérêt économique et politique positif sur le monde qui nous entoure. L'accessibilité faisant partie intégrante de cet axe puisque si nous rendons accessible aux vélos, rollers, poussettes, nous rendons aussi accessible aux personnes à mobilité réduite, que ce soit en terme d'infrastructures comme les routes et aménagement de voies cyclables mais aussi les transports en communs qui restent encore pour eux, un parcours du combattant, en 2014 et en France... Un argument majeur donc !

Après avoir eu « Un Vélo dans la tête » (Ci-contre le logo de mon premier voyage), voilà que je perds maintenant les pédales... Fort heureusement, je suis bien accompagné ! Et vous laisse découvrir celle qui partage ma vie, mon projet et qui a secrètement nourrit l'idée et le rêve d'un projet sur le langage des signes : Ludivine Arnodin ! D'abord curiosité, ensuite réel intérêt pour ce qui devient aujourd'hui un potentiel avenir professionnel ; elle a ainsi pris parti intégrante dans mon rêve et sa place sur notre vélo : le Pino !

Le blog du voyage France-Portugal

Ludivine Arnodin

J'aimerais vous parlez d'une langue qui est aujourd'hui encore méconnue à mes yeux, mais qui reste riche dans la gestuelle et dans la manière de communiquer. Nous devons accorder une plus grande attention à ceux qui la pratiquent et qui rendent cette langue si particulière. C'est pourquoi mon projet "Mes mains sur le guidon" porte sur ce sujet. C'est un projet qui à pour but de promouvoir la "langue des signes", mais pas seulement, c'est aussi effectuer un tour du monde durant 3 ans et sensibiliser au niveau mondial chaque personne sur l'intégration des sourds et muets dans la société et dans le monde du travail ainsi qu'en faire le constat.

Mon but est de représenter l'association EFLS (École Française de Langue des Signes) à travers le monde. Cette association a pour objectif de promouvoir la langue des signes dans toutes les branches de la société. Elle propose des séances de sensibilisation au sein d'entreprises pour permettre une meilleure intégration des salariés sourds, en établissant une communication entre le patron et les salariés.

Grâce à leur savoir-faire, j'ai eu la possibilité d'intervenir à leurs cotés aux seins d'entreprise, et j'ai eu la chance d'assister à une séance d'échange entre sourds et entendants. Suite à plusieurs rendez-vous pris avec l'association, j'ai pu recevoir des contacts d'association à l'étranger, et je souhaiterais aller à leur rencontre, les aider dans leurs démarches et apprendre à sensibiliser un maximum de personnes. La langue des signes n'est pas universelle, mais la langue des signes française est signée dans plusieurs pays ! J'ai été très étonnée de constater que dans certains pays comme L'Amérique du nord, l'Indonésie, la Russie, l'Afrique centrale et d'autres encore, c'est la langue des signes française qui y est pratiquée.

Je compte bien confirmer cette idée pendant mon voyage et savoir si c'est toujours d'actualité. Cette passion qui a grandi en moi, me pousse à réagir et j'espère que vous m'aiderez à réaliser ce projet qui me tient tant à cœur.