Quel est notre projet ?

Le projet "Quand Ma Tête Perd Les Pédales" a vu le jour début 2013 tandis que le rêve de Bruno, lui, a commencé a l'âge de huit ans. C'est dans la réalisation de ce rêve qu'il rencontre Ludivine Arnodin, passionnée de voyage elle aussi et que le rêve prend enfin forme. Il est question d'un voyage en tandem mixte de trois ans autour du monde. Un défi sportif de plus de 50 000 Kms à vélo, 50 pays traversés et de multiples rencontres prévues à travers le projet (rencontres d'associations de langue des signes et/ou handicaps moteurs, rencontres culturelles et linguistique sur une "en-quête" d'origines portugaise, etc).

Primant le travail collectif, le partage et l'échange de savoirs et de compétences, il nous a paru logique de créer l'association Quand Ma Tête Perd Les Pédales qui a pour but de promouvoir la solidarité, l'intégration et la mobilité durable sous toutes leurs formes.

Trois grands axes composent ce vaste projet: le handicap, la mobilité durable et une quête d'origines.

Pourquoi la mobilité durable ?

Parce que les limites du développement urbain conduisent à se rapprocher de la notion de développement durable.
Parce que l'accessibilité est un droit dont nous devrions tous pouvoir jouir aujourd’hui.
Parce qu’il est question de décrire la place du vélo dans le monde et de tous les autres types de moyens de transports alternatifs, ainsi que les infrastructures adaptées existantes. En Europe par exemple, nous emprunterons et mettrons en avant les «Eurovélo», qui sont des routes dédiées aux vélos.

Vous avez dit handicaps ?

Parce que Ludivine s’est passionnée depuis plus d’un an et demi pour la langue des signes et qu’elle s’est engagée auprès de l’association ELSF (École de la Langue des Signes Française), partenaire de son voyage et projet. Elle fera la promotion de la langue des signes pendant notre voyage et sensibilisera les personnes rencontrés à l’intégration des sourds et muets dans la société et dans le monde du travail.

A savoir que la langue des signes française est parlée dans plus de quarante pays dans le monde et qu’à son retour, Ludivine souhaiterait créer un recueil sur cette langue internationale encore si méconnue et la promouvoir par la même occasion.

Parce que Bruno s’est engagée depuis son premier voyage jusqu’au Portugal, il y a huit ans de ça, auprès de l’association « Handi-cap prévention » ; association de récolte de bouchons sur l’Île-de-France, venant en aide dans le domaine du handicap sportif et moteur. Il nous a paru logique d’avancer comme un argument majeur, celui de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduites. En effet, aménager les espaces urbains et péri-urbains aux vélos, poussettes, rollers, etc ; c’est aussi rendre accessible à tous ! C’est ce pourquoi nous militerons aussi, que ce soit en sensibilisant aux déplacements et ce, ne serait-ce que grâce à notre vélo atypique, qui est un outil à part entière d’entrée en matière auprès de tous les publics puisqu'il est adaptable aux enfants, adultes et comprenant les personnes à mobilité réduite. Enfin, organiser un « Parcours pour Tous », le jour de notre départ (27/09/14), partant du lieu principal de collecte de bouchons en plastique avec des personnes valides et non-valides, est une sensibilisation directe et de masse à la cause.

"En-quête" d'origines ?

Concernant plus spécifiquement Bruno mais Ludivine l’accompagnant bien sûr, voici de quoi il est question :

Basé sur une interrogation personnelle profonde, sur l'origine de mes racines, ma double culture, ses influences... j'ai commencé par me replonger, il y a quelques années, dans l'histoire du Portugal. Au fur et à mesure de mes lectures et discussions sur le sujet, que ce soit avec ma famille, les personnes qui m'entourent ou ceux que j'ai rencontré, je reste toujours avec la sensation d'une histoire trop méconnue… Descendant de parents immigrés arrivés en France, il y a plus de quarante ans maintenant, je ressens comme le besoin d'un devoir de mémoire : celui d'un peuple que l'on dit invisible mais dont on félicite la capacité d'intégration, celui qui n'est cité bien souvent qu'à travers des clichés et dont on ne parle quasiment jamais dans les livres d'histoire. Assez des éternelles "Saudades", assez de ressentir la douleur du déracinement d'un peuple encore tant attaché à son pays d'origine, fini le silence pesant de nos ancêtres sur leurs douloureuses histoires. Et il n'est sûrement pas question de fierté nationale exacerbée mais plutôt d'exercice d'un droit, voir d'un devoir. Cette prise de conscience et ces interrogations, mélangées à notre désir de voyage, m'ont mené jusqu'ici : à travers un voyage de trois ans, il est question d'aller rechercher, mettre en lumière et/ou retracer le fil historique du Portugal dans le monde. Ainsi que découvrir et faire découvrir ce qu'il reste de la culture, la langue, l'architecture et/ou les influences Portugaises encore présentes. Cette retransmission se fera sous forme de reportages, interviews, articles, livre, conférences, débats ou autres.

Bruno Dos Santos

Fort de mon premier voyage à vélo, ralliant la FRANCE au PORTUGAL, avec le projet « Un Vélo dans la tête », effectué en 2006 et promu à travers de multiples bourses et subventions publiques et privées, je reviens cette fois, accompagné de Ludivine, avec un second opus des plus ambitieux... Un tour du monde à vélo « en-quête » de mes racines, alliant celui-ci à un moyen de déplacement des plus durables : le vélo.

Après avoir travaillé à la mise en place du dispositif CLAP (Comité Local d’Aides aux Projets), pour la Mairie de Nanterre, je me suis professionnalisé dans le domaine du cycle, en obtenant le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Technicien/Vendeur cycle. Avec toujours en perspective mon projet, je lie mon parcours d’animateur social à celui-ci, en développant mes compétences pour l’association « Véloservices ». Association d’insertion professionnelle par le biais de l’activité vélo, dont j'ai eu en charge la création et le développement du pôle Animation autour des circulations douces et comprenant de multiples partenariats avec des établissements publics et privés.

Si je parle au passé, c’est qu’aujourd’hui, je me consacre entièrement à la réalisation de ce qui fut un rêve d’enfant autrefois. Cette prise de conscience et ces interrogations, mélangées à mon désir de voyage, m'ont mené à élaborer ce projet et ces deux axes principaux : à travers un voyage de trois ans, il est question d'aller à la recherche, mettre en lumière et/ou retracer le fil historique du Portugal dans le monde. Rattrapé par mes racines, c'est à vélo que je souhaite le faire : mes ancêtres étaient baroudeurs, explorateurs, voyageurs ; c'est avec cette même énergie que je compte voyager à mon tour...

Il est aussi question de sensibiliser au déplacement durable. Je pense que le vélo peut devenir un moyen de transport alternatif crédible et même un acteur principal et majeur. En allant plus loin : promouvoir les valeurs, les bienfaits de ceux-ci mais aussi leur intérêt économique et politique positif sur le monde qui nous entoure. L'accessibilité faisant partie intégrante de cet axe puisque si nous rendons accessible aux vélos, rollers, poussettes, nous rendons aussi accessible aux personnes à mobilité réduite, que ce soit en terme d'infrastructures comme les routes et aménagement de voies cyclables mais aussi les transports en communs qui restent encore pour eux, un parcours du combattant, en 2014 et en France... Un argument majeur donc !

Après avoir eu « Un Vélo dans la tête » (Ci-contre le logo de mon premier voyage), voilà que je perds maintenant les pédales... Fort heureusement, je suis bien accompagné ! Et vous laisse découvrir celle qui partage ma vie, mon projet et qui a secrètement nourrit l'idée et le rêve d'un projet sur le langage des signes : Ludivine Arnodin ! D'abord curiosité, ensuite réel intérêt pour ce qui devient aujourd'hui un potentiel avenir professionnel ; elle a ainsi pris parti intégrante dans mon rêve et sa place sur notre vélo : le Pino !

Le blog du voyage France-Portugal

Ludivine Arnodin

J'aimerais vous parlez d'une langue qui est aujourd'hui encore méconnue à mes yeux, mais qui reste riche dans la gestuelle et dans la manière de communiquer. Nous devons accorder une plus grande attention à ceux qui la pratiquent et qui rendent cette langue si particulière. C'est pourquoi mon projet "Mes mains sur le guidon" porte sur ce sujet. C'est un projet qui à pour but de promouvoir la "langue des signes", mais pas seulement, c'est aussi effectuer un tour du monde durant 3 ans et sensibiliser au niveau mondial chaque personne sur l'intégration des sourds et muets dans la société et dans le monde du travail ainsi qu'en faire le constat.

Mon but est de représenter l'association EFLS (École Française de Langue des Signes) à travers le monde. Cette association a pour objectif de promouvoir la langue des signes dans toutes les branches de la société. Elle propose des séances de sensibilisation au sein d'entreprises pour permettre une meilleure intégration des salariés sourds, en établissant une communication entre le patron et les salariés.

Grâce à leur savoir-faire, j'ai eu la possibilité d'intervenir à leurs cotés aux seins d'entreprise, et j'ai eu la chance d'assister à une séance d'échange entre sourds et entendants. Suite à plusieurs rendez-vous pris avec l'association, j'ai pu recevoir des contacts d'association à l'étranger, et je souhaiterais aller à leur rencontre, les aider dans leurs démarches et apprendre à sensibiliser un maximum de personnes. La langue des signes n'est pas universelle, mais la langue des signes française est signée dans plusieurs pays ! J'ai été très étonnée de constater que dans certains pays comme L'Amérique du nord, l'Indonésie, la Russie, l'Afrique centrale et d'autres encore, c'est la langue des signes française qui y est pratiquée.

Je compte bien confirmer cette idée pendant mon voyage et savoir si c'est toujours d'actualité. Cette passion qui a grandi en moi, me pousse à réagir et j'espère que vous m'aiderez à réaliser ce projet qui me tient tant à cœur.